Statut juridique : comparer SASU, SARL, EURL et micro
Il n’existe pas de statut « meilleur » dans l’absolu, et cette page ne vous en désignera aucun : elle expose les critères qui font réellement basculer un choix entre micro-entreprise, EURL, SASU, SARL et SAS — régime social du dirigeant, régime fiscal, capital, dividendes, responsabilité — avec pour chacun sa source et sa date de relevé. Les chiffres qui suivent proviennent de Bpifrance Création (comparaison EURL/SASU, mise à jour de juin 2026) et d’entreprendre.service-public.gouv.fr, relevés le 27/08/2026.
Les deux critères qui départagent le plus souvent EURL et SASU ne sont ni le capital ni la fiscalité : sans rémunération, la SASU ne doit aucune cotisation quand l’EURL doit des cotisations minimales ; et la fraction de dividendes dépassant 10 % du capital, des primes d’émission et du compte courant est soumise aux cotisations sociales en EURL/SARL, mais pas en SASU (Bpifrance Création, MAJ juin 2026, relevé le 27/08/2026).
À qui s’adresse cette page — et ce qu’elle ne fera pas
Vous êtes ici parce que le choix n’est pas encore fait. Ce n’est donc pas une page « comment créer » : la démarche d’immatriculation est traitée ailleurs, et le régime micro dans le détail également. Ici, on compare — et seulement.
Cette page est éditée par un média indépendant. Elle n’est ni un cabinet d’avocats, ni un cabinet d’expertise comptable, ni un prestataire de création de société. Elle ne vend aucune formalité et n’a aucun intérêt à ce que vous choisissiez une forme plutôt qu’une autre. Concrètement : nous n’écrivons jamais « le statut qu’il vous faut », parce que personne ne peut l’écrire sans connaître vos chiffres, votre foyer, votre protection sociale actuelle et vos projets d’associés. Le choix définitif se valide avec un expert-comptable ou un avocat, qui engage sa responsabilité là où nous n’engageons que notre exactitude.
100 recherches par moisLa variante « choisir statut juridique » a été interrogée sans réponse de l’outil : son volume est non relevé, ce qui ne veut pas dire nul — nous ne l’écrirons donc jamais « 0 recherche ».
Les statuts qui se comparent le plus souvent : un rapide repère
Cinq appellations reviennent en permanence, et l’une d’entre elles n’appartient pas à la même famille que les autres. En une ligne chacune, sans jugement :
- Entreprise individuelle (EI) — vous exercez en votre nom propre, sans créer de société.
- EURL — société à associé unique, dont le gérant associé unique relève des travailleurs non salariés.
- SASU — société par actions simplifiée à associé unique, dont le président est assimilé salarié.
- SARL — société à responsabilité limitée à plusieurs associés.
- SAS — société par actions simplifiée à plusieurs associés.
Le cas particulier de la micro-entreprise : un régime, pas une forme juridique
C’est la confusion de départ la plus fréquente, et elle fausse toute la comparaison si on ne la lève pas. La micro-entreprise n’est pas une forme juridique : c’est un régime — fiscal et social — qui s’applique à une entreprise individuelle. On ne choisit donc pas « entre la micro-entreprise et l’EI » : on exerce en entreprise individuelle, et l’on relève ou non du régime micro. C’est pour cela que la colonne « micro » du tableau ci-dessous porte la mention « régime, pas une forme » : elle se compare aux autres sur les effets concrets, pas sur la nature juridique.
Les plafonds, la TVA et les taux de cotisations propres à ce régime ne sont pas repris ici : ils sont développés sur notre page dédiée, le régime micro-entreprise en détail.

La table de décision : ce qui distingue réellement les statuts
Un seul tableau, dix critères, quatre colonnes. Chaque ligne chiffrée porte sa source sous le tableau. Aucune ligne n’a été ajoutée : vous n’y trouverez notamment aucun seuil de chiffre d’affaires, et la raison est expliquée juste après.
| Critère | Micro-entreprise (régime, pas une forme) | EURL | SASU | SARL / SAS (plusieurs associés) |
|---|---|---|---|---|
| Nombre d’associés | 1 (entrepreneur individuel) | 1 | 1 | ≥ 2 |
| Capital social | sans objet | libre, ≥ 20 % libéré à la constitution, solde sous 5 ans | libre, ≥ 50 % libéré à la constitution, solde sous 5 ans | libre (SARL) / libre (SAS) |
| Régime social du dirigeant | TNS (SSI) | TNS (SSI) | Assimilé salarié (régime général + Agirc-Arrco) | Gérant majoritaire de SARL : TNS · Président de SAS : assimilé salarié |
| Cotisations sans rémunération | sur CA déclaré (abattement forfaitaire, aucune charge réelle déductible en plus) | minimales dues | aucune due | selon le statut du dirigeant (voir colonnes EURL / SASU) |
| Régime fiscal par défaut | IR (micro-fiscal) | IR (option IS possible) | IS (option IR temporaire possible) | IS (SARL : option IR sous conditions, 5 ans maximum) |
| Dividendes au-delà de 10 % du capital + primes + compte courant | sans objet | soumis à cotisations sociales | non soumis | SARL (gérant majoritaire) : soumis · SAS : non soumis |
| Couverture accidents du travail | non | non | oui | selon le statut du dirigeant |
| Ordre de grandeur des cotisations (dirigeant rémunéré) | 12,3 à 25,6 % du CA selon l’activité (détail sur notre page micro-entreprise) | ≈ 45 % du net | ≈ 62 % du brut (≈ 78 % du net) | selon le statut du dirigeant |
| Responsabilité | patrimoine professionnel séparé de plein droit (EI, depuis le 15/05/2022) | limitée aux apports | limitée aux apports | limitée aux apports |
| Coût d’immatriculation (frais légaux 2026) | gratuit | 53,16 € | 53,16 € | 53,16 € |
Sources : Bpifrance Création, comparaison EURL/SASU, mise à jour de juin 2026 (régime social, cotisations, fiscalité, dividendes, capital, accidents du travail) · entreprendre.service-public.gouv.fr, fiche F37688, mise à jour du 18/03/2026 (coût d’immatriculation) · entreprendre.service-public.gouv.fr pour le statut unique de l’entrepreneur individuel. Ensemble relevé le 27/08/2026.
Il n’existe pas de statut « meilleur » dans l’absolu. Le choix dépend de votre chiffre d’affaires prévisionnel, de vos frais réels, de votre protection sociale actuelle, de vos revenus par ailleurs et de vos projets d’associés. Le tableau ci-dessus compare les règles ; il ne désigne pas celui qui vous convient.
Pourquoi vous ne trouverez ici aucun seuil de chiffre d’affaires
La plupart des comparatifs en ligne découpent le choix par tranches de chiffre d’affaires : la micro en dessous d’un montant, une société au-dessus, un troisième statut plus haut encore. C’est commode à lire, et c’est précisément ce que nous ne reprenons pas. Nous n’avons identifié aucun texte officiel qui fixe un seuil de chiffre d’affaires comme règle de bascule d’un statut vers un autre. Ces montants circulent d’un article à l’autre sans source ni date. Un chiffre présenté comme une règle alors qu’il n’en est pas une est plus dangereux qu’un silence : il tranche à votre place une question qui dépend surtout de vos charges réelles et de votre situation sociale.
Le chiffre d’affaires prévisionnel reste évidemment un des critères — mais il se combine à vos frais déductibles, à votre besoin de couverture sociale et à votre imposition personnelle. C’est un arbitrage, pas un palier.
Le point de bascule le plus rarement écrit : les cotisations sans rémunération
C’est le critère qui décide le plus souvent entre EURL et SASU les premiers mois, et il est presque absent des comparatifs.
En SASU, un président qui ne se verse aucune rémunération ne doit aucune cotisation. Aucune assiette, donc aucun appel. En EURL, le gérant associé unique reste redevable de cotisations minimales même sans rémunération — parce qu’il relève du régime des travailleurs non salariés, qui appelle un minimum forfaitaire indépendamment du revenu déclaré (Bpifrance Création, comparaison EURL/SASU, MAJ juin 2026, relevé le 27/08/2026).
La conséquence pratique est directe : une activité qui démarre lentement, ou un projet mené en parallèle d’un emploi salarié, ne supporte pas le même coût fixe selon la forme retenue. À l’inverse, l’absence de cotisations signifie aussi absence de droits acquis sur la période — c’est la contrepartie, et elle compte autant que l’économie.
Second écart de couverture, dans le même esprit : les accidents du travail sont couverts en SASU, pas en EURL (même source, même date). Là encore, ce n’est ni un avantage ni un inconvénient dans l’absolu : c’est une différence de protection, à mettre en regard d’une différence de coût.
Dividendes : la règle qui distingue vraiment SASU et EURL/SARL
Voici le point technique qui change le plus souvent l’arbitrage réel, et que beaucoup de pages résument en une phrase fausse.
Pour les travailleurs non salariés — gérant majoritaire de SARL, associé unique d’EURL, associés de SNC — la fraction des dividendes qui dépasse 10 % du capital social, des primes d’émission et des sommes versées en compte courant est assujettie aux cotisations sociales. Deux précisions à ne jamais couper de cette règle : elle ne porte que sur la fraction excédentaire, pas sur la totalité du versement ; et la SASU n’est pas concernée — les dividendes du président de SASU ne supportent pas de cotisations sociales (Bpifrance Création, régime fiscal et social des dividendes, confirmé par la comparaison EURL/SASU, MAJ juin 2026, relevé le 27/08/2026).
D’où une conséquence contre-intuitive sur le capital, développée plus bas : en EURL et en SARL, le montant du capital détermine mécaniquement le seuil des 10 %. Un capital très faible abaisse ce seuil d’autant.
« Les dividendes sont toujours moins chargés que le salaire » est faux, deux fois. Faux au-delà de 10 % du capital, des primes et du compte courant en EURL et en SARL (gérant majoritaire), où la fraction excédentaire est assujettie aux cotisations. Et incomplet dans tous les cas : les dividendes n’ouvrent aucun droit à la retraite ni aux indemnités journalières. Un comparatif honnête compare le net et la protection sociale, jamais le seul montant perçu.
Régime fiscal et régime social : deux décisions indépendantes
C’est l’erreur de raisonnement la plus répandue sur ce sujet précis, et elle mérite d’être écrite noir sur blanc : un régime fiscal ne détermine pas un régime social, et l’inverse est tout aussi faux. Une phrase du type « passer en SASU pour payer moins d’impôts » mélange les deux plans : elle invoque une conséquence fiscale pour justifier un changement dont l’effet principal est social (et l’effet social peut jouer dans l’autre sens).
Séparons donc explicitement. Côté fiscal, par défaut : impôt sur le revenu en EURL, avec option possible pour l’impôt sur les sociétés ; impôt sur les sociétés en SASU, avec une option temporaire possible pour l’impôt sur le revenu. En SARL, l’option pour l’impôt sur le revenu existe sous conditions et pour cinq ans au maximum. Côté social, indépendamment de ce qui précède : gérant associé unique d’EURL et gérant majoritaire de SARL relèvent du régime des travailleurs non salariés ; président de SASU et président de SAS sont assimilés salariés, rattachés au régime général avec retraite complémentaire Agirc-Arrco.
En ordre de grandeur, pour un dirigeant qui se rémunère : les cotisations représentent environ 45 % du net en EURL (environ 30 % au-delà d’un plafond annuel de la sécurité sociale), contre environ 62 % du brut, soit environ 78 % du net, en SASU (Bpifrance Création, MAJ juin 2026, relevé le 27/08/2026). Ces pourcentages sont des ordres de grandeur datés destinés à situer l’écart : ce ne sont pas des taux applicables à votre situation, et aucun calcul personnalisé ne peut en être tiré ici. Ils s’apprécient d’ailleurs en regard de la couverture obtenue, plus large côté assimilé salarié.
Capital social : montant libre, mais pas sans conséquence
Le montant du capital est librement fixé, en EURL comme en SASU. Ce qui est encadré, c’est sa libération à la constitution : au moins 20 % en EURL, au moins 50 % en SASU, le solde devant être versé dans les cinq ans (Bpifrance Création, MAJ juin 2026, relevé le 27/08/2026).
« Un euro de capital suffit » est donc juridiquement exact et pratiquement trompeur. Deux effets concrets s’y attachent. D’une part, le capital est un élément regardé par les banques lors d’une demande de financement ou d’ouverture de compte. D’autre part — et c’est le lien direct avec la section précédente — en EURL et en SARL, le capital entre dans l’assiette qui détermine le seuil des 10 % de dividendes : plus il est faible, plus la part des dividendes soumise à cotisations sociales sera atteinte tôt.
Le détail du montant à retenir, des apports et de leur libération relève d’une page dédiée à venir sur le capital social ; ce qui précède suffit à l’arbitrage entre statuts.

Responsabilité : ce que chaque statut protège
Pour l’entrepreneur individuel, un statut unique s’applique depuis le 15 mai 2022 : il emporte la séparation de plein droit du patrimoine personnel et du patrimoine professionnel, et l’EIRL n’est plus créable. Nous ne citons pas ici le numéro du texte qui l’institue : nous n’avons pas pu rouvrir la source primaire au moment d’écrire cette page, et un texte cité de mémoire n’est pas une source (voir « Ce que nous n’avons pas pu établir »).
Pour les sociétés — EURL, SASU, SARL, SAS — la responsabilité de l’associé est limitée à ses apports, sauf faute de gestion. Cette réserve n’est pas une formule de style : elle est la condition qui donne son sens à la règle, et nous n’en détaillons pas la portée juridique, faute d’avoir pu vérifier le régime applicable en source primaire. C’est une question à poser à un avocat, pas à une page web. Notez également que la responsabilité limitée d’une société ne fait pas obstacle à ce qu’une banque demande une caution personnelle sur un emprunt — l’effet protecteur s’apprécie contrat par contrat.
Ce que ce comparatif ne peut pas décider à votre place
Nous avons volontairement écarté toute recommandation. Les variables qui tranchent réellement ne figurent dans aucun tableau parce qu’elles sont les vôtres :
- votre chiffre d’affaires prévisionnel, et sa progression réelle sur les premiers mois ;
- vos frais réels — déterminants face à un abattement forfaitaire, qui ne les prend pas en compte ;
- votre protection sociale actuelle (salarié par ailleurs, demandeur d’emploi indemnisé, retraité) ;
- vos autres revenus, qui commandent l’effet réel d’une imposition à l’IR ;
- vos projets d’associés : entrer à deux ne se décide pas après coup sans frais.
Un mot sur ce dernier point, souvent dramatisé pour vendre un accompagnement : changer de forme juridique après coup est possible. Ce n’est ni interdit ni exceptionnel — cela a un coût, en formalités et en temps. Ce coût justifie de réfléchir au départ ; il ne justifie pas de présenter le premier choix comme irréversible.
Limite de compétence, en clair : ce site est un média d’information. Il n’est habilité ni à donner une consultation juridique personnalisée, ni à établir un chiffrage fiscal ou social pour votre situation. Ce qui précède est une mise en regard de règles publiques, sourcées et datées. La décision se prend avec un expert-comptable ou un avocat, et sur la base de vos chiffres.
Les statuts en détail
Une fois le principe compris, chaque statut a ses propres règles d’exécution. Les pages ci-dessous existent aujourd’hui ; les autres sont en préparation et sont volontairement indiquées sans lien, plutôt que de vous envoyer vers une page qui n’existe pas encore.
- Micro-entreprise — plafonds, TVA et taux de cotisations par activité, développés en détail.
- SASU — page à venir.
- SARL — page à venir.
- SAS — page à venir.
Fraîcheur de cette page
Règles et ordres de grandeur relevés le 27/08/2026 auprès de Bpifrance Création (comparaison EURL/SASU et régime des dividendes, mise à jour affichée : juin 2026) et d’entreprendre.service-public.gouv.fr (fiche F37688 pour le coût d’immatriculation, mise à jour du 18/03/2026 ; statut unique de l’entrepreneur individuel). Taux, seuils et tarifs évoluent : avant toute décision, vérifiez la valeur en vigueur à la source. Un écart constaté avec ce que nous publions ? Écrivez à contact@1month1project.com — la correction est faite et datée.
Comment cette page a été établie
La méthode, pour que vous puissiez juger de ce qui précède. Les chiffres et les règles proviennent de deux sources primaires uniquement : Bpifrance Création et entreprendre.service-public.gouv.fr, consultées le 27/08/2026. Des blogs de legaltech et de cabinets ont été lus pour identifier ce qui manquait à l’existant — aucun n’a servi de source : un article commercial n’est pas une autorité en matière fiscale ou sociale.
Ce que ces deux sources ne disent pas ne figure pas ici. C’est pour cette raison que vous ne trouverez sur cette page ni seuil de chiffre d’affaires, ni citation de numéro de loi, ni recommandation de statut, ni simulation chiffrée personnalisée. L’écart que cette page cherche à combler est précis : rendre lisibles les deux points de bascule — cotisations sans rémunération, et seuil de 10 % sur les dividendes — que les comparatifs les plus visibles n’exposent pas, alors qu’ils pèsent davantage sur le résultat qu’un tableau de tranches de chiffre d’affaires.
Ce que nous n’avons pas pu établir
Nous préférons le dire plutôt que d’avancer un élément que nous n’avons pas vérifié. Cinq points restent ouverts :
- Le texte exact qui encadre le conseil juridique et l’expertise comptable, et les sanctions qui s’y attachent. Ces règles délimitent ce qu’une page comme celle-ci peut écrire. Le service public de diffusion du droit nous a renvoyé une erreur d’accès lors de nos tentatives du 27/08/2026 : nous n’avons donc ouvert aucun de ces textes, et nous n’en citons ni le numéro ni le contenu. Dans le doute, nous nous sommes tenus à la position la plus stricte : aucune recommandation individuelle.
- Le numéro et le contenu détaillé du texte instituant le statut unique de l’entrepreneur individuel. La séparation de plein droit des patrimoines et la date du 15 mai 2022 figurent dans notre relevé ; le texte lui-même n’a pas été rouvert à sa source, nous ne le citons donc pas.
- Les seuils de chiffre d’affaires qui feraient objectivement basculer d’un statut à l’autre. Aucune source officielle identifiée à ce jour. Les montants qui circulent ailleurs ne sont pas repris ici, même à titre de repère.
- Le régime social et fiscal détaillé de la SAS et de la SARL à plusieurs associés, au-delà des lignes du tableau. Notre travail de vérification a porté principalement sur le couple EURL/SASU.
- : l’outil a été interrogé sans réponse. Volume non relevé — et non nul.
La réponse à ces questions se trouve auprès des organismes concernés — entreprendre.service-public.gouv.fr, l’URSSAF pour le volet social, l’administration fiscale pour le volet fiscal — ou auprès d’un professionnel du droit ou du chiffre.
Quel est le meilleur statut juridique pour créer son entreprise ?
Il n’en existe pas dans l’absolu, et cette page ne vous en désigne aucun. Le choix dépend de votre chiffre d’affaires prévisionnel, de vos frais réels, de votre protection sociale actuelle, de vos autres revenus et de vos projets d’associés. Le tableau ci-dessus compare les règles pour que vous puissiez poser les bonnes questions à un expert-comptable ou à un avocat.
La micro-entreprise est-elle un statut juridique ?
Non. C’est un régime fiscal et social qui s’applique à une entreprise individuelle, pas une forme juridique. On exerce en entreprise individuelle, et l’on relève ou non du régime micro.
EURL ou SASU : quelle différence si je ne me verse rien ?
En SASU, un président sans rémunération ne doit aucune cotisation. En EURL, le gérant associé unique reste redevable de cotisations minimales même sans rémunération (Bpifrance Création, MAJ juin 2026, relevé le 27/08/2026). En contrepartie, l’absence de cotisation signifie aussi absence de droits acquis sur la période.
Les dividendes sont-ils soumis à cotisations sociales ?
Pour les travailleurs non salariés — gérant majoritaire de SARL, associé unique d’EURL, associés de SNC — la fraction dépassant 10 % du capital social, des primes d’émission et des sommes en compte courant est assujettie aux cotisations sociales. La SASU n’est pas concernée. Dans tous les cas, les dividendes n’ouvrent aucun droit à la retraite ni aux indemnités journalières.
Combien coûte l’immatriculation selon le statut ?
Les frais légaux 2026 s’élèvent à 53,16 € pour une EURL, une SASU, une SARL ou une SAS, et l’immatriculation est gratuite en micro-entreprise (entreprendre.service-public.gouv.fr, fiche F37688, mise à jour du 18/03/2026, relevé le 27/08/2026). Ce montant ne couvre pas les frais annexes éventuels, que nous n’avons pas relevés.
Peut-on changer de statut juridique plus tard ?
Oui, c’est possible. L’opération a un coût, en formalités et en temps, ce qui justifie de réfléchir au départ — mais le premier choix n’est pas irréversible, et toute page qui le présente comme tel a généralement un accompagnement à vendre.
Pour aller plus loin
- Le régime micro-entreprise en détail — plafonds, TVA, cotisations par activité.
- La démarche d’immatriculation — une fois le régime micro retenu.
- Les étapes pour créer votre entreprise — le parcours complet, statut choisi.
- Votre extrait K ou Kbis, gratuitement — le document d’immatriculation, quel que soit le statut.
- Construire votre business plan — c’est lui qui fournit le chiffre d’affaires prévisionnel dont dépend l’arbitrage.