Créer une SASU : guide pratique
Page explicative sur la SASU, sa définition, à qui elle s’adresse et les étapes pratiques : statuts, capital, immatriculation, fiscalité, protection sociale.
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Étape 1 / 5
Points à retenir
- La SASU (Société par actions simplifiée unipersonnelle) convient à un entrepreneur qui veut créer une société avec un seul associé.
- Statut d’assimilé-salarié pour le président s’il est rémunéré.
- Par défaut, la SASU est imposée à l’impôt sur les sociétés (IS).
- Si le président est rémunéré, il relève du régime général en tant qu’assimilé-salarié pour la retraite et la maladie.
La SASU est la forme unipersonnelle de la SAS. Cette page explique, de manière factuelle, ce qu’elle est, à qui elle s’adresse et les étapes pratiques pour la créer. Page informative — non substitut d’un conseil juridique. Dernière vérification : 31/08/2026.
Résumé
La SASU (Société par actions simplifiée unipersonnelle) convient à un entrepreneur qui veut créer une société avec un seul associé. Les points abordés : statut, capital, rédaction des statuts, immatriculation, fiscalité, protection sociale, coûts et pièges. Page informative — non substitut d’un conseil juridique.
Pourquoi choisir la SASU ?
Avantages factuels :
- Responsabilité limitée aux apports.
- Statut d’assimilé-salarié pour le président s’il est rémunéré.
- Souplesse statutaire permise par la forme SAS/SASU.
Limites factuelles :
- Les cotisations sociales peuvent être plus élevées selon la rémunération.
- Le mandat de président n’ouvre pas droit à l’assurance chômage.
Rédaction des statuts
Les mentions obligatoires incluent l’identité de l’associé, l’objet social, la durée, le siège, le capital, la nature des apports et la nomination du président.
Apports et capital social
Le montant du capital social est librement fixé par l’associé unique ; un capital de 1 € est possible. Les apports peuvent être en numéraire, en nature ou en industrie. Le dépôt des apports en numéraire doit être justifié par une attestation.
Publication de l’annonce légale
Il faut publier une annonce légale avec les informations requises dans un journal habilité.
Immatriculation via le guichet unique
Les formalités d’immatriculation se font via le guichet unique en ligne. Il faut déposer les statuts, l’attestation de dépôt des fonds, le justificatif de domiciliation et la déclaration des bénéficiaires effectifs. L’immatriculation conduit à l’inscription au RCS.
Après l’immatriculation
Après immatriculation, la société reçoit un extrait Kbis et un numéro SIREN. Les suites pratiques incluent l’ouverture d’un compte professionnel et l’organisation de la comptabilité.
Fiscalité : IR / IS et options
Par défaut, la SASU est imposée à l’impôt sur les sociétés (IS). Une option pour l’impôt sur le revenu (IR) est possible sous conditions et pour une durée limitée ; il convient de vérifier les conditions sur le site officiel des impôts.
Pour l’impact sur le dirigeant et la distribution de dividendes, se référer à la documentation fiscale officielle et aux pages détaillées du portail des impôts.
Protection sociale du président
Si le président est rémunéré, il relève du régime général en tant qu’assimilé-salarié pour la retraite et la maladie. Le mandat de président n’ouvre pas droit au régime d’assurance chômage.
Pour estimer les cotisations et le revenu net, utilisez les simulateurs officiels URSSAF.
Coûts et délais (ce qu’il faut prévoir)
Postes de coût à vérifier :
- Rédaction des statuts
- Annonce légale
- Frais de greffe / formalités
- Dépôt de capital
- Frais comptables
Tous les montants doivent être vérifiés sur des sources officielles avant décision.
Les délais d’immatriculation varient selon les dossiers ; pour un délai précis, consultez le guichet unique ou le greffe.
Cas particuliers et variations selon situation
- Si vous êtes salarié et dirigeant, les conséquences sociales et fiscales diffèrent et doivent être vérifiées.
- Si l’associé unique est une personne morale, des points spécifiques sont à vérifier.
- L’option pour l’IR obéit à des conditions et une durée limitée ; consultez impots.gouv pour les règles précises.
Pièges fréquents et bonnes pratiques
- Pièges : statut social mal anticipé, absence d’attestation de dépôt des fonds, mentions manquantes dans les statuts, non-déclaration des bénéficiaires effectifs.
- Bonnes pratiques : utiliser le guichet unique, conserver tous les justificatifs datés, et consulter un professionnel pour les clauses statutaires importantes.
Que faire ensuite ?
- Rédiger des statuts en listant les mentions obligatoires.
- Constituer et déposer les apports, obtenir l’attestation de dépôt des fonds.
- Publier l’annonce légale dans un journal habilité.
- Immatriculer la société via le guichet unique en ligne et déclarer les bénéficiaires effectifs.
- Ouvrir un compte professionnel et organiser la comptabilité.
- Consulter les simulateurs officiels (URSSAF, impots.gouv) pour les impacts sociaux et fiscaux.
Ce que nous avons vérifié
Sources officielles consultées et reprises : Entreprendre Service-Public (31/08/2026), INPI (31/08/2026), Infogreffe (31/08/2026), impots.gouv.fr (31/08/2026), URSSAF / Mon-entreprise (31/08/2026), Justice.fr (31/08/2026), Bpifrance Création (31/08/2026).
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